Chers compatriotes,
Le 13 octobre 2022, alors député national de la troisième législature, nous avons déposé à l’Assemblée nationale une proposition de loi portant sur l’organisation et le fonctionnement du corps national des sapeurs-pompiers de la République démocratique du Congo.
Cette proposition de loi, pourtant dictée par l’intérêt général et l’urgence nationale, était rejetée pour une seule raison : notre appartenance politique, en tant que membre actif de l’opposition.
Cette proposition de loi reposait pourtant sur des piliers clairs, concrets et indispensables à la protection des vies humaines et des biens :
• La création d’une école nationale des sapeurs-pompiers en RDC ;
• La mise en place d’un réseau public d’eau capable d’alimenter les engins anti-incendie dans la ville-province de Kinshasa et dans les 145 territoires.
• L’installation de casernes de sapeurs-pompiers dans la ville-province de Kinshasa et dans 145 territoires (communes, secteurs, chefferies)
• L’installation de bornes d’incendie dans chaque commune, secteur et chefferie ;
• L’installation de camions anti-incendie dans les grands carrefours de la ville-province de Kinshasa et dans les 145 territoires ;
Animés par la bonne foi et le sens de l’État, nous avons, le 22 août 2023, remis cette même proposition de loi en mains propres au vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur de l’époque, Peter Kazadi, afin qu’il la porte, la défende et en traduise les aspirations en actes concrets.
Peu de temps après, nous avons appris la signature de trois décrets ministériels en la matière. Mais à ce jour, leur mise en œuvre demeure inexistante, plongeant le pays dans une dangereuse inertie.
Chaque année, la République démocratique du Congo enregistre des dizaines, voire des centaines d’incendies, principalement dans la ville-province de Kinshasa. À l’époque de nos alertes, la capitale ne disposait que de neuf camions anti-incendie, dont cinq étaient hors service. Cette situation, déjà dramatique, n’a connu aucune amélioration notable.
Nous sommes profondément indignés de constater que, malgré nos propositions, nos interpellations répétées et l’évidence du danger, rien n’a été fait jusqu’à ce jour.
Plus grave encore, le gouvernement de Monsieur Félix Tshisekedi Tshilombo se révèle incapable d’acquérir des camions anti-incendie coûtant moins de 60 000 dollars américains, tandis que certaines autorités circulent dans des véhicules de luxe dont le prix dépasse 150 000 dollars américains l’unité.
C’est inadmissible.
Aux autorités de ce pays, nous rappelons une vérité élémentaire : un incendie ne choisit pas de camp politique.
Majorité, opposition, société civile : cette léthargie collective nous rattrapera tous, sans distinction.
Alternative 2028 dénonce !
