La proposition de loi d’Ados Ndombasi présentait plusieurs avantages pour la considération du caractère sacré de la vie des Congolais, entre autres :
la prise en charge gratuite des malades aux services des urgences dans toutes les institutions hospitalières sur toute l’étendue du territoire national,
l’organisation dans toutes les grandes villes et territoires de la RDC de soins préhospitaliers gratuits (ambulances et autres…), prise en charge du malade sur son lieu de détresse avant son acheminement vers l’hôpital, etc.
Malheureusement, cette proposition de loi, malgré ses multiples avantages, a été « placée dans les oubliettes de l’Assemblée nationale ».
Pour cause, le seul péché : l’appartenance de son initiateur dans l’opposition. Rappelons qu’à l’époque, Ados Ndombasi Banikina, actuel président du parti politique Alternative 2028, était une des figures fugaces de l’opposition/Lamuka de Martin Fayulu.
Malgré ce blocage au niveau du Bureau de l’Assemblée nationale, Ados Ndombasi n’a pas flanché.
Il est revenu encore à la charge, toujours dans le souci du bien-être de ses compatriotes congolais, en usant de sa bonne relation avec l’actuel ministre de la Santé, Roger Kamba, pour lui remettre en mains propres cette proposition de loi.
Hélas, encore une fois de plus, lettre morte.
La grande question : est-ce que les dirigeants de la RDC ont vraiment le souci sincère de la vie des compatriotes congolais ou bien ils ne font qu’apaiser le buzz avec des décisions cosmétiques ?
La réalité est qu’au-delà du cas Divine Kumasamba ou Martin Ndombasi, père d’Ados Ndombasi, des milliers de Congolais perdent la vie chaque année dans des urgences sans humanité qui font du business et n’ont rien à voir avec la vie des Congolais.
C’est ici le lieu d’interpeller le chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi, qui fait de la santé des Congolais un de ses chevaux de bataille, de chercher à consulter encore la proposition de loi Ados Ndombasi qui moisit dans les tiroirs de l’Assemblée nationale et du ministère de la Santé.
Alors qu’elle peut sauver des vies des Congolais, grâce à cette proposition de loi, et donner des orientations stratégiques à ceux qui doivent s’y mettre.
Le statut d’opposant d’Ados Ndombasi ne peut pas priver la République et le peuple de son intelligence, la vision étant celle du peuple d’abord.
Cellule de communication