LE PROJET DE CHANGEMENT DE LA CONSTITUTION EN RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO SANS LES DEUX PROVINCES SOUS OCCUPATION, UNE STRATÉGIE VOILÉE DE BALKANISATION DU PAYS
L’article 2 de la constitution du 18 février 2006 tel quelle modifiée à ce jour dispose :
« La République démocratique du Congo est composée de la ville de Kinshasa et de 25 provinces dotées de la personnalité juridique.
Ces provinces sont : Bas-Uele, Équateur, Haut-Lomami, Haut-Katanga, Haut-Uele, Ituri, Kasaï, Kasaï oriental, Kongo central, Kwango, Kwilu, Lomami, Lualaba, Kasaï central, Mai-Ndombe, Maniema, Mongala, Nord-Kivu, Nord-Ubangi, Sankuru, Sud-Kivu, Sud-Ubangi, Tanganyika, Tshopo, Tshuapa… »
Toutes ces provinces plus la ville de Kinshasa qui constituent une superficie de (2 345 410 km²) pour le pays depuis le 30 juin 1960. Comme réaffirmé dans la même constitution à son article 1ᵉʳ, la RDC est un État UNI ET INDIVISIBLE.
La province du Nord-Kivu sous occupation a une superficie de (59 483 km²), et la province du Sud-Kivu, une autre sous occupation, a une superficie de (69 130 km²), c’est-à-dire qu’à ce jour une grande partie du territoire national n’est pas sous le contrôle du gouvernement congolais.
C’est dans ce contexte d’occupation d’une grande partie de notre territoire que le président TSHISEKEDI et toute sa famille politique tentent de changer la Constitution au lieu de mener les efforts nécessaires pour la récupération de nos territoires occupés.
Peut-on initier à toute responsabilité un projet pour changer une constitution pendant qu’une partie du territoire national est occupée ?
Qu’est-ce qui se cache derrière ce projet de changement de Constitution ?
Alors que la Constitution, de son premier article à son dernier article, ne prévoit nulle part un mécanisme de son changement, le président TSHISEKEDI tente de la changer dans l’unique but de se maintenir au pouvoir et que ce changement, si jamais il intervient dans un contexte où une partie du territoire est sous occupation, ça sera une balkanisation de notre pays car, sachant que même si le peuple sera convoqué au référendum, les citoyens congolais résidents dans les deux provinces ne seront jamais intéressés et, par voie de conséquence, ça sera une façon de céder expressément une partie de notre territoire, qui en réalité deviendra une entité autonome qui pourra se proclamer comme un nouvel État avec sa propre Constitution.
Que faire pour éviter ce projet de balkanisation du pays ?
1. Le président FELIX TSHISEKEDI devra absolument abandonner son projet de changement de la constitution avant de récupérer la grande partie du territoire occupée,
2. Organiser en toute urgence un dialogue national et exclusif avec l’opposition armée et l’opposition non armée pour discuter de toutes les questions qui divisent les Congolais.
Dans ce contexte, même si aujourd’hui l’UDPS va créer des milices, acheter certains pères de l’Église, multiplier les stratégies pour faire taire l’opposition avec des menaces, rien de bon ne sortira de ce projet diabolique si ce n’est que de provoquer la division du pays.
Voilà le rôle aussi de l’opposition, critiquer, mais aussi proposer.
Alternative 2028 prévient le président TSHISEKEDI sur le risque de voir le projet de balkanisation de la RDC se matérialiser.
Maître Richard OMANYONDO,
Secrétaire Général ALTERNATIVE 2028
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