Dans la perspective de se déployer à travers le monde ce, en vue de mieux s’implanter, il s’est tenu ce 14 octobre une élection de coordonnateur d’Alternative 2028 dans l’Hexagone, à Paris. Christian Mukwey, unique candidat à se représenter, a bénéficié d’une unanimité de voix, témoignant ainsi d’une grande confiance placée à son endroit : au total 10 participants à ce vote, avec exception d’une voix pour non-droit de vote.
ENTREVUE AVEC CHRISTIAN MUKWEY
Après son élection au poste de coordonnateur d’ALTERNATIVE 2028 pour la France, notre rédaction a eu une entrevue avec Christian Mukwey axée principalement sur une brève présentation de lui, et de ses aspirations à la tête de la coordination.
Question 1 : Parlez-nous de vous en quelques mots !
C.M : Je suis Christian Mukwey, Juriste diplômé de l’université de Lubumbashi, c’est dans cette ville que j’ai débuté mon engagement politique au sein de la lucha. Par la suite, j’ai eu l’opportunité de me consacrer à la cause politique et sociale sous diverses bannières, et aujourd’hui, j’ai l’honneur d’être élu Coordonnateur de la structure politique Alternative France 2028. Mon engagement est principalement inspiré par un profond désir de servir ma patrie, en réponse aux défis que mon pays et mon peuple doivent affronter.
Question 2 : Parlez-nous brièvement de votre parcours à la Lucha !Combien d’années avez-vous fait à la Lucha ?
C.M : J’ai participé à plusieurs actions qui m’ont malheureusement permis de découvrir les bureaux de réclusion de la police criminelle au centre-ville de Lubumbashi. Il faut savoir aussi qu’à cette époque, sous le gouvernement provincial de Moïse Katumbi, nous avons engagé des démarches de revendication contre la corruption dans les administrations et pour un équilibre économique dans la ville concernant les produits de première nécessité . Nous avons également manifesté notre mécontentement devant le bureau de la MONUSCO, en réaction aux problèmes que nous rencontrions avec certains éléments de cette organisation, qui se comportaient comme de véritables ennemis intérieurs à l’encontre de la population de l’Est. J’y étais durant 2 ans. De 2012 à 2014.
Question 3 : Qu’est-ce qui a causé votre défection ?
C.M : Défection ? Non, Je n’ai jamais quitté La Lucha ni démissionné. La Lucha repose sur des principes de neutralité politique, et mes aspirations à rejoindre un parti ne s’harmonisent plus avec l’engagement que j’avais au sein de La Lucha.
Question 4: Parlez-nous de votre intégration à ALTERNATIVE 2028 !
C.M : C’est avant tout une réponse à l’appel lancé par notre camarade Ados Ndombasi, mais aussi l’expression d’une volonté qui sommeillait depuis longtemps de contribuer à un projet unique et sans précédent. Il s’agit d’un engagement à servir le peuple, et uniquement le peuple, tout en rompant avec une opposition archaïque fondée sur l’individualisme et le culte de la personnalité. Nous avons vécu des périodes où le combat était centré sur des figures individuelles, comme en témoignent les exemples du PALU ou du MPR, où l’idéologie s’est éteinte avec la mort de leurs fondateurs. Aujourd’hui, grâce à cette nouvelle vision, l’Alternative 2028 propose un programme novateur ancré dans la collégialité des idées, mettant l’accent sur l’éducation patriotique et civique, dans le but d’assurer l’émergence du Congo et de le servir exclusivement.
Question 5 : Qu’est-ce qui vous a rassuré d’adhérer à Alternative 2028 ?
C.M : Comme je l’ai mentionné, son idée novatrice qui repose sur des concepts collectifs et des actions collégiales, visant à servir le peuple et uniquement le peuple.
Question 6 : Vous êtes élu le 14 octobre 2024 au poste de coordonnateur d’Alternative 2028 pour la France. Quelles sont vos impressions ?
C.M :
En tant que coordonnateur d’Alternative 2028, élu le 14 octobre 2024, je ressens une immense responsabilité et un grand honneur. C’est une occasion unique de servir notre peuple et de contribuer à l’émergence de solutions durables pour notre pays.
Je suis conscient des défis qui nous attendent, notamment en matière de développement économique, de gouvernance et de justice sociale. Mon objectif est de rassembler les forces vives de notre pays, d’écouter les préoccupations de nos concitoyens et de travailler ensemble pour bâtir un avenir meilleur pour tous.
Je suis également motivé par la détermination de notre mouvement à promouvoir des valeurs de transparence, d’inclusivité et de participation citoyenne. Ensemble, nous pourrons faire avancer notre vision pour une République Démocratique du Congo forte et unie.
Question 7 : Quelles sont vos prochaines aspirations dans ce poste ?
C.M :
Mes ambitions se déclinent en trois axes principaux :
1. Renforcer l’unité au sein de la diaspora : La diaspora congolaise, aujourd’hui, est devenue un territoire marqué par la division, exacerbée par le nouveau pouvoir. Nous observons un retour au tribalisme, au fanatisme, et bien d’autres maux. Mon objectif est de cultiver l’amour entre Congolais et de promouvoir l’harmonie entre les diverses communautés originaires de notre pays. Pour remporter cette bataille, le Congo doit rester uni et indivisible.
2. Favoriser l’engagement civique : Je souhaite instaurer des dispositifs qui permettent à chaque Congolais de participer activement aux décisions politiques, en facilitant l’accès à l’information et en créant des espaces de dialogue. Pourquoi ne pas envisager la création d’une assemblée européenne de la diaspora congolaise, qui interagirait directement avec notre ambassade pour exprimer nos préoccupations et mécontentements concernant les enjeux politiques, économiques et sociaux que traverse notre pays ? L’idée est de démontrer au monde que la diaspora congolaise n’est plus synonyme de combattants agissant de manière violente. Nous présentons un nouveau modèle, plus rationnel et mieux structuré, avec des réflexions intellectuelles.
3. Investir dans la jeunesse : Les jeunes représentent l’avenir de notre nation. Je désire mettre en place des programmes pour les jeunes de la diaspora, qu’ils soient d’origine congolaise ou de nationalité territoriale, afin de leur offrir des opportunités d’éducation citoyenne, politique et culturelle sur leur pays. Cela leur permettra de contribuer activement au développement de notre nation.
Ces ambitions constituent des engagements que je prends pour oeuvrer ensemble vers un futur meilleur pour la République Démocratique du Congo.
Question 8 : Comment comptez-vous réussir votre mandat ?
C.M : En somme, Pour garantir cette réussite de mon mandat, je mettrai en place des mécanismes de suivi et d’évaluation des actions entreprises. Cela permettra d’ajuster nos stratégies en fonction des résultats obtenus et de s’assurer que nous restons sur la bonne voie. ma stratégie reposera sur une approche participative, une vision claire et des actions concrètes, le tout axé sur le développement harmonieux de notre pays et de sa diaspora.
Question 9 : Quelle lecture faites-vous de la politique actuelle en RDC ? Si nécessaire, quelle est la partition que doit jouer Alternative 2028 en vue de la permettre de se rapprocher de plus en plus des jours meilleurs ?
C.M :
La politique actuelle en RDC est caractérisée par des tensions, une instabilité et une crise de confiance envers les institutions. La corruption et les conflits armés persistent, affectant le développement et le bien-être des citoyens.
Alternative 2028 doit jouer un rôle de catalyseur pour le changement en promouvant la démocratie, la bonne gouvernance et la participation citoyenne. En facilitant le dialogue entre les communautés et en sensibilisant la population aux enjeux politiques, l’organisation va contribuer à renforcer la cohésion sociale et à œuvrer pour un avenir meilleur pour la RDC.
Rédaction
